Le diagnostic archéologique, une étape du projet A412
Un regard sur le passé avant la future A412
Avant de construire la future A412 dans le Chablais, une phase d’archéologie préventive va être réalisée par l'Inrap. Elle les réalise sur prescription et contrôle de l'Etat (Direction régionale des affaires culturelles Auvergne Rhône-Alpes-(Drac) . L'archéologie préventive se déroulera à partir de février 2026. Cette étape vise à identifier de potentiels vestiges du passé, allant de la Préhistoire aux périodes romaine et médiévale, présents dans cette région. Cela concerne l'ouverture de 10% de l'emprise du projet, sous des conditions environnementales et de sécurité précises.
🏘️ Quelles sont les communes concernées ? Loisin, Machilly, Ballaison, Bons-en-Chablais, Lully, Perrignier, Allinges, Anthy-sur-Léman, et Thonon-Les-Bains.
📝 Le déroulement de l’archéologie préventive sur le projet A412. Cette étape implique l'ouverture de 10% de l'emprise totale du projet, soit 152 zones. Les ouvertures se feront en deux temps : une première phase concernera 31% de la surface totale. Le reste sera exploré lors du démarrage du chantier.
Le travail des archéologues sur le terrain
L'accès aux zones de diagnostic se fera soit par un accord amiable soit par l’application d’un Arrêté d'Occupation Temporaire (AOT) délivré par la Préfète de la Haute-Savoie. Sur le terrain, les parcelles identifiées seront ouvertes par des tranchées, réalisées à l'aide d'une pelle mécanique. Le sol sera décapé en couches successives, en séparant la terre végétale des couches sédimentaires sous-jacentes. En général, les tranchées mesurent environ 3 mètres de large et d’une profondeur moyenne de 60 à 80 cm. Chaque étape de ce décapage sera documentée par des relevés topographiques, des photographies et des fiches descriptives.
L'intervention de l'Inrap
Seule une structure publique agréée peut réaliser les diagnostics archéologiques. Dans le cadre du projet A412, la Préfète de la région Auvergne-Rhône-Alpes a désigné l'INRAP. Cette organisation a signé une convention avec AMEDEA pour réaliser l’archéologie préventive. Une équipe de 6 à 12 archéologues et leurs moyens techniques, tels que les pelles mécaniques et leurs installations de chantier, seront mobilisés. Ils seront constitués en trois à quatre équipes.
Les étapes du diagnostic
Comme cette étape s’effectue en parallèle de l'instruction de la demande d’autorisation environnementale du projet, la Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL) a autorisé cette opération sous réserve de l’application et du respect de mesures strictes, supervisées par un écologue, conduisant à un impact négligeable sur l’environnement. La terre végétale et les sédiments stockés seront ensuite remis en place, dans l'ordre inverse, pour respecter l'état naturel du terrain. Les exploitants agricoles recevront une indemnisation pour les zones cultivées ou pâturées impactées par ces diagnostics.
📜 Bon à savoir : les vestiges archéologiques dans le Chablais
L’archéologie préventive précède les travaux d’infrastructure. Son objectif est de détecter les éléments du patrimoine archéologique. Cette démarche permet également d'acquérir des connaissances sur l'occupation humaine ancienne. Le Chablais est un territoire occupé depuis la Préhistoire. Des lieux d'inhumation, comme la nécropole du Genevray, ont ainsi été découverts lors de la réalisation du contournement de Thonon-les-Bains en 2010 à proximité du futur raccordement de l’autoroute A412. Les périodes romaines et médiévales ont aussi laissé des traces de regroupements de population. Ce diagnostic contribue à la connaissance de notre héritage collectif.