Le projet A412, un programme environnemental ambitieuxqui permet de répondre aux impacts écologiques de l’A412
La construction de l’A412 entraîne des impacts sur les milieux naturels. Pour y répondre, le projet applique la démarche Éviter, Réduire, Compenser (ERC). Cette méthode consiste d’abord à éviter les impacts lorsque cela est possible, puis à les réduire, et enfin à compenser ceux qui subsistent. Mise en œuvre conformément aux principes du Grenelle de l’environnement, cette démarche poursuit un objectif clair : préserver durablement la biodiversité en visant l’absence de perte nette.
Nous vous proposons différentes vidéos illustrant notre démarche en matière de mise en œuvre de compensation environnementale.
Vous y trouverez des informations sur l'identification et la sélection des sites de renaturation, avec une attention particulière aux mesures en faveur des zones humides, et en faveur des espèces protégées. Découvrez nos retours d'expérience sur des surfaces compensatoires de 200 ha à près de 1 000 ha qui nous ont permis d’anticiper, sans jamais figer les pratiques qui évoluent et s’adaptent.
Un vaste inventaire « 4 saisons » est en cours, pour disposer dans 1 an d’un état « zéro » et de proposer en concertation, les premiers plans de gestion aux propriétaires avec qui nous nous sommes engagés. Il sera aussi le point de départ de l'évaluation des résultats et de l'impact des mesures compensatoires, sur toute la durée de la concession.
L’ambition du projet A412 est d’aller au-delà des exigences réglementaires pour limiter les conséquences sur les écosystèmes du Chablais. La construction de l'autoroute A412 est pensée dès sa conception pour minimiser son impact environnemental et s’inscrire dans une démarche d’intégration territoriale, sociétale et environnementale.
Éviter et réduire les effets sur les milieux naturels
- Approche ambitieuse de la doctrine éviter, réduire et compenser les impacts résiduels.
- Emprise foncière définitive réduite au strict nécessaire.
- Réduction de l’artificialisation des sols grâce à une emprise réduite résultant du péage en flux libre.
- Positionnement du Centre d'Exploitation et d'Intervention sur une zone déjà artificialisée (RD 1206).
Préserver la qualité de la ressource en eau
- En phase définitive, conception de 5 ouvrages de grande portée (50 à 80m) pour préserver l’écoulement naturel des cours d’eau, les crues associées et les habitats écologiques propres aux vallées concernées, tout en favorisant le passage de la faune.
- Protection du captage d'eau potable du Bois d'Anthy, par un système étanche de récupération et de traitement des eaux de ruissellement.
- Évitement des zones humides des Marais de Margencel et de Perrignier.
- Mise en place de 11 bassins de rétention pour traiter les eaux de ruissellement, éviter les pollutions et restituer une eau saine dans le milieu.
Faciliter la préservation des espèces animales et de la biodiversité
Passages à faune dans les corridors identifiés pour faciliter le déplacement de la grande et petite faune, des chiroptères (chauves-souris), soit 47 ouvrages réalisés par-dessus ou sous l’autoroute, répartis sur 16 km. Ce qui représente un passage tous les 400 mètres.
Mise à jour des études faune-flore réalisées lors de l’enquête publique ; présence permanente d'écologues depuis la phase conception et jusqu'à la fin du chantier.
Un chantier bas carbone
Les démarches de conception bas-carbone centrées sur l’évitement et la réduction des émissions à la source permettront de réduire de 20 % de l’impact carbone par rapport à un chantier classique, grâce à :
- Un enrobés avec liant végétal.
- Du béton bas carbone.
- Une moindre utilisation de la chaux grâce à des méthodes alternatives.
- Six ouvrages d’art en bois pour des rétablissements agricoles.
Les précautions pendant le chantier
Des précautions particulières seront prises pendant le chantier pour appliquer la doctrine « éviter-réduire » aux impacts sur le milieu naturel. Voici quelques exemples.
- Stationnement des engins éloignés des zones sensibles (zones humides, cours d’eau, captage…), installation d’une signalétique environnementale.
- Dispositifs temporaires installés durant la phase de chantier, pour faciliter la traversée de la faune. Le calendrier d’intervention tiendra compte des phases sensibles, notamment la période de reproduction.
- Création de bassins provisoires d’assainissement pour récupérer les eaux du chantier, les traiter et les restituer dans le milieu. Des filtres à paille ou à cailloux seront disposer pour retenir les matières en suspension.
Le projet A412 : des mesures importantes de compensation pour le Chablais
Au-delà des mesures pour éviter et réduire l'impact de l'autoroute, Amedea met en place un programme important de compensation environnementale pour préserver, restaurer et valoriser le patrimoine naturel et agricole du Chablais. S’appliquant sur une surface vaste et sur la durée de la concession, ce programme sera une opportunité pour renaturer et garantir la pérennité des mesures de compensation sur des zones actuellement à faible naturalité du Chablais.
Préserver le patrimoine naturel et soutenir les initiatives locales
- Compensation sur 300 hectares, dont 60% de milieux forestiers.
- Des actions de compensation gérées et suivies sur 55 ans par Amedea.
- Démarche 1% paysage.
- Fonds pour la mise en valeur du patrimoine naturel.
- Fonds carbone.
