Une intégration soignée, dès la phase de conception
La complexité de la réalisation d’un tel projet réside, non pas dans la conception d’un ouvrage technique, mais dans la prise en compte des contraintes écologiques et environnementales. C’est la raison pour laquelle nous avons porté une attention particulière à son intégration soignée dans le Chablais, dès la phase de conception.
Au-delà des mesures d’évitement, de réduction et de compensation prévues dans le cadre du projet, nous mettons en œuvre une intégration écologique du projet de manière ambitieuse et volontaire.
Ces axes d’intégration reposent sur un socle solide : le savoir-faire reconnu de notre groupement et ses références d’envergure en matière d’aménagement responsable du territoire, pour :
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Préserver la production agricole du Chablais : nous sommes conscients de la pression que subit la profession agricole en France et plus encore dans le Chablais, territoire où les terres arables sont une ressource rare et précieuse dans un contexte géographique de vallées exiguës. Le tracé de l’infrastructure intègre cette volonté de préservation dès la phase de conception.
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Faciliter la combinaison de transports entre les modes individuels et collectifs : la recherche de sobriété carbone qui a guidé toute notre approche, nous a également conduits à envisager l’évolution des modes de vie, de travail et de déplacements des habitants du territoire, qui sont nécessairement multiples, complémentaires et évolutifs.
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Intégrer une protection volontaire et ambitieuse de la biodiversité locale : nous nous engageons à lutter contre l’érosion de la biodiversité et à reconstituer les continuités écologiques dans un territoire à potentiel. 45 passages à faune répondant aux standards les plus récents du Cerema permettent de reconstituer les continuités écologiques interrompues par l’autoroute.
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Mettre en œuvre des modes constructifs innovants et bas carbone : avec comme enjeu de réduire de 20%, nos émissions liées au projet, nous avons porté notre attention à toutes les dimensions de la construction pour en réduire son impact carbone. Ceci grâce à l’utilisation d’un enrobé routier innovant, dont le liant végétal est labellisé biosourcé, et aussi grâce au béton bas carbone et à un procédé hydraulique pour limiter l’usage de la chaux lors des phases de stabilisation.
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Préserver le confort des riverains a influencé la conception du tracé : pour s’écarter le plus possible des zones d’habitation. Lorsque l’autoroute s’approche de parcelles habitées, son encaissement et la création de 3000 mètres de protections phoniques aideront à limiter la nuisance sonore et permettront de respecter les normes de 60db de jour et 55db la nuit.
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Protéger la ressource en eau : en protégeant le point de captage d’Anthy par la création d’une infrastructure étanche au risque de pollution des sols en surface, en évitant les marais de Margencel et de Perrignier, en franchissant les cours d’eau avec 5 ouvrages de longue portée, pour respecter le lit des rivières et faciliter le passage de faune, en créant des bassins de décantation pour traiter les eaux de ruissèlement.
La spécificité du fonds d'arbitrage
C'est un fonds d’arbitrage carbone capable de poursuivre les efforts de réduction des émissions de gaz à effet de serre en prenant en charge le différentiel de coût entre solutions classiques carbonées et solutions décarbonées. Ce fonds d’arbitrage, doté de 3 millions d’euros, sera piloté par un comité de gouvernance ouvert aux acteurs du territoire.
Mobilités douces
Une « Véloroute » de 10 km, soit près de la moitié du linéaire de l’autoroute, dédiée aux mobilités douces. Cette nouvelle voie permettra de reconnecter des territoires isolés ou difficiles d’accès, en adéquation avec le schéma directeur des voies vélo du Chablais.